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Strasbourg et l'Alsace
![]() Rodern - Alsace - France Les bureaux des Douanes françaises nous donnent des importants renseignements au sujet des exportations aussi à niveau régional. Notre article n'est pas le bon lieu pour analyser dans le détail les domaines principaux et les productions de la région Alsace mais il est intéressant de voir le donné qui concerne les pays de destination. Les exportations de l'Alsace ont comme première destination, évidemment, l'Allemagne mais le deuxième et le troisième rang sont, en alternance, de l'Italie et des Pays-Bas, selon les produits Par ailleurs, ce qui est plus important, l'Italie garde sa place dans le temps. Il faut aussi considérer que ces données tiennent compte seulement des produits et non considèrent les chiffres d'affaires venant du tourisme. Lire : « Le marché touristique italien en France » » |
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Les rapports économiques entre France et Italie
![]() Milano - Galleria Vittorio Emanuele - la capitale économique d'Italie Donc, l'occasion est idéale pour s'apercevoir du rapport linguistique entre les opérateurs commerciaux français et italiens. Tout simplement en analysant les sites web des entreprises, vous pouvez vous apercevoir vous-mêmes qu'il est très rare que l'italien soit présent parmi les langues du site. Qu'en Alsace l'Allemagne soit considérée comme le premier partenaire, ce n'est pas étonnant mais que l'italien soit si évidemment oublié, ça devient plus difficile à comprendre. Mais quels sont les rapports économiques entre la France et l'Italie ? Allons voir ! Les rapports économiques entre France et Italie Pour première chose, il existe une description très précise de la situation économique de l'Italie, réalisée par Ubifrance, qui nous dit clairement et sans espace pour les doutes, de l'importance des rapports entre France et Italie. « L’Italie est la 4ème puissance économique européenne, la 7ème au niveau mondial et le 2ème partenaire économique de la France ». Même indication vient des études des Douanes françaises qui indiquent l'Italie en tant que deuxième pays de destination des exportations françaises, après l'Allemagne, dans son « Aperçu du commerce extérieur de la France (données de référence : Juillet 2011) ». Pour ce qui concerne la contribution à l'évolution des exportations, l'Italie est dans le 2010 au quatrième rang (+ 0,9%). Une indication importante, celle des Douanes, parce qu'elle nous dit que la situation est encore la même, bien que de toute évidence en Italie la crise ai été plus importante que dans plusieurs autres pays de l'Union Européenne (voir les indications fournies en bas). Les principaux domaines intéressés sont ( au-dessus du 10%) : les produits industriels, les matériels de transport, les équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques et les produits des industries agricoles et alimentaires (source : Ubifrance – données 2009). De toute évidence, pour beaucoup d'entreprises en France, il est important de bien gérer les rapports avec l'Italie pour élargir leur chiffre d'affaires et pour garder soigneusement les rapports existants.
Et la crise ? ![]() S'il est vrai que l'Italie avait eu une croissance importante pendant les années 2006 et 2007, il est vrai aussi qu'elle a vu stoppé net ce mouvement par la crise qui l'a touchée plus que les autres pays européens. Les exportations ont subi les conséquences de la chute de la demande intérieure. Toutefois, pendant le 2010 elle a eu une reprise des taux de croissance, inférieure à celle de la Zone Euro mais dans tous les cas importante. Donc, même si elle n'a pas encore retrouvé le niveau atteint en 2007, vu l'importance de la chute, « pour l’Italie, la France est le deuxième investisseur étranger dans le pays. Les investissements français touchent l’ensemble des secteurs, notamment celui des services (services financiers de manière croissante, grande distribution et services aux entreprises) mais aussi celui des biens d'équipement et produits intermédiaires. […] Les entreprises françaises constitueraient ainsi le 2ème employeur étranger en Italie, après les entreprises américaines. En nombre d’entreprises et d’implantations présentes, elles se situent en troisième position, derrière les États-Unis et l’Allemagne. »
Le marché italien et internet À différence des pays du Nord de l'Europe, « où 90% de la population utilise internet, 65% effectuent des achats de produits et de services sur internet », d'après Ubifrance, l'Italie a encore du retard dans la diffusion de l'internet haut débit et les Italiens sont plutôt méfiants envers les achats en ligne : seulement le 12% des internautes achètent en ligne. Cette méfiance a peut-être une justification liée au début du commerce en ligne parce qu'à l'époque il y avait plusieurs arnaques et problèmes. Mais évidemment les sites plus fiables et corrects ont bien conquis leur espace.
Dans tous les cas, le secteur pendant le 2010 a eu « un taux de croissance de 16 % sur l’année, soit le double par rapport au Royaume Uni ou aux États Unis (+8% chacun), supérieure à l’Allemagne (+12%) et similaire à la France (+15%) » (Ubifrance). Un taux de croissance plus élevé que celui du commerce traditionnel. Et quels sont les intérêts des Italiens ? Ils achètent beaucoup sur les sites étrangers et en particulier pour ce qui concerne les compagnies aériennes low-cost, les réservations d’hôtel, la musique et édition et l'habillement. En plus, il y a peu d'opérateurs nationaux de la grande distribution. Donc, les opportunités pour les sites de vente en ligne français sont évidentes. Parce que l'Italie cherche à rattraper son retard en rapport aux autres pays européens mais aussi pour sa disponibilité envers les sites web étrangers.
Quelle langue pour les Italiens ? ![]() Elle ne réussira pas, l'entreprise qui croit ne pas avoir besoin d'une version italienne du site web en comptant sur la version anglaise. Dans les achats les Italiens sont d'habitude plutôt méfiants et le manque de version italienne peut être interprété comme une volonté de cacher quelque chose. Par ailleurs, les Italiens ont toujours peur d’être considérés, eux ou leur langue, « moins importants » par rapport à des autres pays. Le manque d'une version italienne du site leur donne l'impression d’être moins considérés ou d'avoir à faire avec un site qui n'est pas vraiment intéressé à vendre en Italie. Pour avoir quelques renseignements additionnels, j'ai aussi publié des données relatives à quelles langues étrangères parlent les Italiens. Lire : « Mais quelles langues étrangères parlent les Italiens ?" »
Et l'Italien mauvais? Vous pouvez penser qu'en effet l'important soit d'écrire en Italien, peu importe s'il s'agit d'un bon ou d'un mauvais italien. Pas du tout ! Soignez toujours la traduction vers l'Italien. Les Italiens ont une prédisposition à se moquer des étrangers qui parlent en Italien (bien s'ils ne l’admettraient jamais !). Ils sont convaincu que l'Italien soit une langue très simple à apprendre, ce qui ne correspond pas à la réalité mais il s'agit d'une opinion très répandue. Si dans votre site il y a seulement quelques imprécisions et des petites fautes, ils se limiteront à en sourire. Mais s'il y a des fautes importantes ou il y en a beaucoup, ce devient un problème. Les visiteurs ils peuvent se former l'idée que vous avez voulu économiser dans la traduction et, par conséquence, ils vous considéreront une entreprise peu fiable. Ce qui n'est pas du tout votre intérêt ! |